Qui laisse passer le froid
De ces lambeaux de jeunesse un vieux chapeau
Qui ne me protège pas
Je sais mieux choisir un chemin,
Me méfier d'une main
Tu vois je ne sais rien
Le temps qui passe ne guérit de rien Natacha
Toi tu le sais bien
De mille ans de froid, de toundra
De toutes ces Russie qui coulent en toi
De trop d'hivers et d'espoirs et d'ivresse
Au chant des Balalaïkas
Tu dis qu'on a peur et qu'on glisse en ses peurs
Comme glissent les nuits de Viatka
Dans chacun de tes baisers Natacha
C'est tout ça qui m'attache à toi
"Le temps qui passe ne guérit de rien Natacha / Toi tu le sais bien / 2 000 ans de froid, de toundra, de toutes ces Russies qui coulent en toi / De trop d'hivers et d'espoirs et d'ivresses au chant des Balalaïkas / Dans chacun de tes baisers Natacha / C'est tout ça qui m'attache à toi" Artist News : Est-ce un message à un personnage particulier ou un hommage à l'âme russe éternelle ?
Jean-Jacques Goldman : C'est l'âme russe éternelle, c'est cette délicieuse mélancolie, l'esthétique du désespoir, et le désespoir tellement esthétique !
Yann Arribar : "Natacha" par exemple, une chanson comment je dirais... nostalgique qui pourrait peut-être évoquer, c'est mon interprétation elle est peut-être totalement fausse, le départ de votre père de Pologne il y a quelques années ou pas du tout ?
Jean-Jacques Goldman : Sur le texte non mais sur les influences musicales oui, dans le sens ou cette musique est la musique de l'est, la musique tzigane, la musique juive de d'Europe de l'est sont des musiques qu'on jouait chez moi et donc qui restent comme une référence. Sur le plan du texte c'est juste un hommage à cette âme slave un peu désespérément gaie ou gaiement désespérée, qui est un peu personnalisée par ce... enfin à travers ce personnage de Natacha.
Montage by me





